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photos (Ch.C) 1/ De Gauche à droite Claude Jan, Christian Varailhon, Henri Legendre, Philippe Mousnier
2/ Henri sous la voûte surbaissée de la grotte
3/ Christian à la manœuvre vient de vider son quota de déblais !
Mémoire sélective ou premières atteintes de la maladie d'Alzheimer ? Tous les régimes totalitaires, suivant en cela l'exemple du stalinisme, sont tentés un jour ou l'autre de réécrire l'histoire à leur façon ! Le CG 24 et le PIP (Pôle international de préhistoire) sa créature et sa danseuse tout à la fois nourrissent un singulier penchant pour une pratique qui a porté ses fruits et dont il est devenu impossible, sauf à encourir les foudres de la justice républicaine, de dénoncer les assertions mensongères. En feuilletant les pages numériques du Magazine de l'exécutif local "Vivre en Périgord" N°15 été 2008, le lecteur découvre que le PIP, le CNP (Centre national de préhistoire) et les services départementaux et régionaux d'archéologie, officines grandes pourvoyeuses de sinécures pour apparatchiks bien en cour se sont lancées depuis 2005 dans une opération d' « enregistrement » (sic) de la mémoire des acteurs de la recherche archéologique. Curieusement l'un d'entre eux, Christian Carcauzon, aura échappé aux sollicitations d'enquêteurs stipendiés par le patron de la Dordogne Bernard Cazeau. Apparemment ce spéléologue et archéologue ne fait pas partie des « grands témoins… inventeurs et chercheurs » qui ont conforté par leurs travaux les connaissances scientifiques et le patrimoine universel de l'humanité ! Ses différents apports, publiés dans diverses revues régionales et nationales (1), ne sont pas minces cependant : 4 grottes ornées de gravures paléolithiques classées monuments historiques, plusieurs gisements paléontologiques, des grottes sépulcrales, des dizaines d'importants souterrains inconnus ou inédits et de nombreux sites (granges, cabanes, cimetières rupestres, tailleries de meules monolithes) attestant la vitalité du peuplement médiéval dans le nord de la Dordogne sans compter des centaines de grottes, avens, ruisseaux souterrains jusqu'alors inexplorés… On se perd en conjectures sur les causes ce surprenant ostracisme : Est-ce parce que Christian Carcauzon n'appartient pas, hélas pour lui, au peuple élu et qu'il ne peut se prévaloir d'une admission dans les réseaux maçonniques de l'UMPS qui localement font la pluie et le beau temps ? On ne retiendra pas ces hypothèses si contraires aux valeurs humanistes et démocratiques ayant fleuri sur cette vertueuse terre occitane chère au Conseiller général Ganiayre. Quoique ! Ses multiples découvertes ne manquent pas d'intérêt cependant. En leur temps le ministère de la culture a qualifié « d'importance mondiale » 2 d'entre elles et en paticulier celle de Jovelle à La Tour Blanche , que le CG 24 vient d'acquérir. Malheureusement elles ne sont pas situées dans le bassin de la Vézère, ce tonneau des Danaïdes dans lequel Bernard Cazeau engloutit des sommes extravagantes qui obèrent le budget départemental. De Lascaux révélé, décalcomanique projet mené économiquement à mal par la société ZK production, un canard boiteux acheté sur fonds publics par la Semitour pour lui éviter la faillite, à la restauration du château de Campagne en passant par Le centre de la préhistoire des Eyzies et l'entretien d'une foule d'obligés « travaillant » si l'on peut dire au PIP et au SDA (Service départemental de l'archéologie) la Dordogne singe, sans en posséder les ressources financières, le Languedoc Roussillon du mégalomaniaque sénateur Georges Frêche ! Tout cela finira mal : la crise énergétique comme la paupérisation des populations seront, demain, un frein puissant au développement du tourisme. Le Département pâtira, en outre d'une exécrable image de marque quand, bientôt malheureusement, Lascaux succombera sous les miasmes de Lascaux II. (2) En ce début de 3ème millénaire le fameux « Pays de l'Homme » tord, sans état d'âme, le cou de sa poule aux œufs d'or : il est, pour lui, parfaitement superflu de s'inquiéter du traitement administré à un obscur découvreur et chercheur pas même du sérail ! Sauf pour le priver, avec délectation, du RMI . (1)Spéléo Dordogne, Bulletin SHAP, Revue Archéologique Sites, Archéologia, entre autres (2) Le clone de « La chapelle Sixtine de la préhistoire » implanté à tout juste 200 mètres de distance accueille presque 300 000 visiteurs par an alors qu'il serait judicieux de faire disparaître son entrée sous des milliers de mètres cube de béton.
Une coloration de la perte du Trou de Bonneau
Exploitant des travaux de Ch.Carcauzon entrepris voilà près de 22 ans, le Comité départemental de Spéléologie de la Dordogne a procédé, début février 2008, à une coloration à la fluorescéine des eaux enfouies au Trou de Bonneau.
![]() À ce jour leur sortie à Brantôme (1) n'a toujours pas été confirmée, bien qu'elle semble probable en raison de l'existence de failles d'axe Nord-Ouest Sud-Est présentes en aval de Saint Crépin . Celles-ci pourraient en outre drainer les apports des pertes voisines du Meyrat et de Cantillac ( Ch.C Spéléo-Dordogne, activités 1986 ). Il est regrettable cependant que le gouffre des grèzes ouvert plus d'un kilomètre en aval du Trou de Bonneau n'ait pas fait l'objet d'une surveillance approfondie : cette cavité de 15 mètres de profondeur et de 100 mètres de développement est à coup sûr un regard sur le réseau hydrogéologique ennoyé en cette période de l'année ; Elle est caractérisée par l'étroitesse de ses galeries comme par l'importance de son remplissage alluvionnaire argilo-sableux. Le passage de la coloration, très ralenti, pourrait ainsi excéder 3 semaines, voire beaucoup plus si la résurgence devait être éventuellement, ainsi que le croient les anciens du pays, le bouillidour du puits de Fontas proche de la confluence de la Dronne et du Boulou. Cette hypothèse qui reste parfaitement envisageable et devait entraîner la pose de fluo capteurs sur site a-t-elle été prise en compte par les auteurs de l'expérience : ceux-ci devraient le faire savoir prochainement comme semble le croire le localier du journal. « Les résultats des analyses devraient être révélés dans les prochains jours. » Ch.C le 15/2/2008 (1)l'exutoire de la circulation hypogée pourrait bien être la source de l'abbaye de Brantôme dans les bassins de laquelle barbotent les truites d'élevage de la fédération de pêche. il faut aussi envisager la possibilité d'une résurgence au captage de La Roque ou plus en amont sur la Dronne à la hauteur de Condat/Trincou
Trou du Bonant, de Bonneau ou de bon(n)o ? C'est sur le site des opposants au circuit de Bagatelle (http://www.court-circuit-dordogne.com/index.html) que la vaste perte absorbant, au cœur du tautologique Bois de Bodifer un ruisseau temporaire, a été dénommée, pour la première fois, Trou du Bonant. Repris par le quotidien Sud-Ouest dans son édition du 15/2 le toponyme nouvellement apparu se substituera-t-il demain à la traditionnelle A.O.C Trou de Bonneau qui désigne, depuis toujours, dans la contrée ce remarquable phénomène karstique publié sous sa forme vernaculaire par Ch.C dès 1986? Peut-être s'il est définitivement établi que l'usage de Trou de Bonneau est erroné . Dans l'attente de preuves écrites anciennes irréfutables il ne paraît pas cependant utile de procéder immédiatement à ce remplacement. Quoi qu'il en soit du choix à opérer dans l'avenir, cette proposition récente pose malgré tout un intéressant problème d'onomastique. De prime abord, Il paraissait logique de se fier à la version locale usuelle et d'imaginer qu'on avait affaire à un anthroponyme. Bonneau évoquant un personnage du terroir comme Miette à Nailhac , Jean du noir à Saint Félix de Mareuil, ou Grellety à Chalagnac. (1) Puisque Jules Bonnot, on le sait est mort à Choisy-le-roi et non pas dans les bois de Saint Crépin de Richemont, on écartera toute référence à ce héros populaire du début des temps modernes. Sans regret on pourra rejeter une allusion hydronymique (Bonneau Bonne eau eau bonne) à la qualité d'une onde promise à une laborieuse circulation souterraine dès qu'enfouie dans la perte. Sa turbidité et sa charge alluvionnaire ne la prédisposent pas plus aujourd'hui qu'hier à une consommation humaine dépourvue de désagréments comme de risques sanitaires ! En revanche il n'est pas possible d'écarter sans examen approfondi l'hypothèse de la formation du nom à partir du suffixe gaulois on(n)a, on(n)o, la source, le cours d'eau, la rivière, présent dans Dronne, Nizonne, Lizonne notamment. L'excellent travail d'André Pégorier « Les noms de lieux en France, glossaire de termes dialectaux » IGN 1997 révèle une autre piste voisine digne d'intérêt . Selon l'auteur Bono qui peut aussi s'orthographier Bonno serait un mot féminin, en usage dans ce limousin dont fait presque partie la commune de Saint Crépin de Richemont . Il définirait « le terrain marécageux, le bourbier, la fondrière » et évoquerait également le drainage d'eau courante ,ruisselante ou suintante par une dépression ou une doline La perte du Trou de Bonneau ou de Bonno a tout à voir avec cette description profondément ouverte qu'elle est au beau milieu d'un massif calcaire abondamment recouvert de sédiments argilo-sableux qui ont rendu quasi impénétrables les conduits hypogés de, la cavité. Quant à l'origine du nom de Bonant elle demeure bien obscure . Elle renvoie, sans plus d'explications, à un exotique Mesnil-Bonant (la ferme de Bonant, bonant n'étant qu'un anthroponyme) petite localité de la Manche : sans doute n'est-elle dans le cas présent, qu'une transcription maladroite de Bono(a) prononcée par un locuteur bilingue français-occitan. Nous accueillerons avec reconnaissance toute information complémentaire permettant de résoudre ce point d'étymologie encore sujet à controverses ! Ch.C le 3/3/2008 (1) la grotte de la Miette, la goule Jean du noir et le cluzeau de Grellety sont quelques-unes des cavités célèbres du Périgord.
La machine à remonter le temps Aux frontières des Périgord Vert et Blanc, le repaire de Jovelle se dresse sur la pointe d'un plateau sauvage entouré de bois caussenards. C'est un endroit magique et fascinant où palpitent toujours l'esprit et la mémoire des hommes qui s'y sont succédés… Depuis la nuit des temps ! Ici, entre deux vallons latéraux et à l'extrémité d'une dalle calcaire doucement inclinée vers le Levant, ont vécu ou séjourné des chasseurs de rennes, des défricheurs de forêts, des éleveurs et des laboureurs, des reîtres séculiers ou des clercs, des tailleurs de pierre comme des poètes aussi peut-être… Deux cents cinquante siècles d'occupation ont laissé sur place bien des traces et des ruines poignantes et romantiques aux abords d'une modeste source du Buffebale, le maigre affluent de l'Euche, ruisseau qui, plus à l'est, va lui-même grossir le cours de la Dronne. Ces vestiges, imposants ou ténus, sont une formidable machine à remonter les saisons du silex, du fer et de la foi. Ils émeuvent jusqu'au plus fruste qui, en flânant parmi eux, se sent entouré d'invisibles présences. Pour ne pas succomber à l'envoûtement des lieux, il n'y a guère d'autre solution que de passer son chemin ! Mais si on est prêt au voyage…
Grotte de Jovelle : le bouquetin; Photo Ch.C Lire la suite de cet article Jovelle : La machine à remonter le temps Découvrez « Le Périgord insolite » de Serge Avrilleau avec
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